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République démocratique du Congo

-

Assemblée nationale

Ce parlement est bicaméral. Voir la fiche de : Sénat

Résultats des élections

Données sur les élections parlementaires, y compris le contexte, les candidats, la participation, les résultats et la formation de la nouvelle législature. Par défaut, les résultats des dernières élections sont affichés. Sélectionner une date pour consulter les résultats d'élections antérieures.

Contexte

Date(s) d’élection Date à laquelle les élections ont commencé et fini pour les parlements/chambres élu(e)s au scrutin direct ou indirect. Date des nominations pour les parlements/chambres nommé(e)s.
30.12.2018 to 31.03.2019
Dates de l’élection Dates des élections : au délai normal, élections anticipées, élections repoussées
Elections reportées
Date prévue pour les prochaines élections Date à laquelle les prochaines élections doivent avoir lieu, selon la loi ou l’usage.
31.12.2023
Nombre de sièges en jeu Nombre de sièges à pourvoir aux élections. Si le parlement/la chambre est entièrement renouvelé(e), ce nombre est généralement identique au nombre statutaire de membres. Si le parlement/la chambre est partiellement renouvelé(e) ou nommé(e), le nombre de sièges en jeu est généralement inférieur au nombre total de membres.
500
Portée des élections Portée des élections : renouvellement complet, renouvellement partiel.
Renouvellement complet

Candidats

Le nombre de candidats n’est pas disponible dans les sources faisant autorité.
Le nombre de candidates n’est pas disponible dans les sources faisant autorité
Yes

Résultats

Concernant l’élection Court descriptif du contexte et des résultats de l’élection.
Le Front commun pour le Congo (FCC, voir note 1), une coalition qui soutient le Président sortant Joseph Kabila, a conservé la majorité à l’Assemblée nationale en remportant 330 des 500 sièges. La coalition d’opposition Lamuka, dirigée par M. Martin Fayulu, a obtenu 102 sièges (voir note 2). La coalition de l’ancien magnat du pétrole était soutenue par l’ancien Vice-Président Jean-Pierre Bemba et l’ancien gouverneur de la province de Katanga, M. Moise Katumbi, qui n’avaient pas été autorisés à se présenter à l’élection présidentielle organisée en même temps que les législatives (voir note 3). Une autre coalition d’opposition, le Cap pour le changement (CACH), co-dirigée par M. Felix Tshisekedi (chef de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS) et l’ancien Président du Parlement Vital Kamerhe, a obtenu 46 sièges. Le 10 janvier 2019, la commission électorale a proclamé M. Tshisekedi vainqueur de l’élection présidentielle. L’Église catholique, qui avait déployé 40 000 observateurs électoraux, a alors dénoncé les résultats provisoires et a déclaré que M. Fayulu avait remporté plus de 60 % des votes. M. Fayulu a saisi la Cour constitutionnelle, qui a toutefois officialisé le 20 janvier les résultats de l’élection présidentielle. Le 24 janvier, M. Tshisekedi – fils du chef de l’opposition Étienne Tshisekedi, décédé en 2017 – a prêté serment en tant que nouveau Président, succédant à M. Kabila qui était au pouvoir depuis 2001 et marquant ainsi le premier transfert démocratique du pouvoir depuis l’indépendance de la République démocratique du Congo il y a 59 ans. Les élections de 2018 ont été ajournées à plusieurs reprises après la fin du second mandat de M. Kabila en 2016. Le 31 décembre 2016, le Gouvernement et l’opposition ont signé un accord politique global et inclusif, selon lequel le Président Kabila et les parlementaires sortants devaient rester en fonction jusqu’à l’élection de leurs successeurs et la convocation du nouveau Parlement (le mandat des parlementaires sortants devait expirer en février 2017 et celui des sénateurs en 2012). En novembre 2017, la commission électorale a annoncé que les élections à l’Assemblée nationale se tiendraient le 23 décembre 2018 en même temps que l’élection présidentielle, et que celle des sénateurs aurait lieu le 6 mars 2019. Le 8 août 2018, le Gouvernement a fait savoir que M. Kabila ne serait pas candidat à sa réélection, et la coalition au pouvoir a alors décidé de présenter M. Emmanuel Ramazani à l’élection présidentielle (lequel a terminé troisième aux élections de 2018). Le 20 décembre, les élections ont été repoussées d’une semaine, c’est-à-dire au 30 décembre, après qu’un entrepôt abritant des milliers de machines de vote électronique eut été pris pour cible le 13 décembre (voir note 4). Note 1 : Le FCC comprenait entre autres la Majorité présidentielle, dirigée par le Président du Parlement Aubin Minaku, et le Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au changement, dirigé par le Premier Ministre Bruno Tshibala. Note 2 : Au 10 juin 2019, la Cour constitutionnelle avait invalidé le mandat de plus de 30 parlementaires de l’opposition – principalement de la coalition Lamuka – au motif d’un contentieux électoral. Les membres de l’opposition ont rejeté cette décision, arguant que la Cour l’avait rendue au-delà du délai de deux mois spécifié à l’article 74 de la loi n° 06/006 portant organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales. Note 3 : M. Katumbi, qui vit volontairement en exil depuis 2016, a tenté de rentrer au pays avant le délai du 8 août 2018 pour se porter candidat à l’élection présidentielle, mais il s’est vu refuser l’entrée sur le territoire. Le 1er août 2018, M. Bemba est rentré au pays après que la Cour pénale internationale (CPI) l’eut acquitté en juin des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité portées contre lui. En septembre, la Cour constitutionnelle congolaise a invalidé la candidature de M. Bemba en raison de sa condamnation par la CPI pour subornation de témoins – une condamnation confirmée par cette instance en septembre. Note 4 : Les élections visant à pourvoir 15 sièges dans trois régions ont été repoussées au 31 mars 2019 pour des raisons de sécurité et de santé liées à l’épidémie d’Ebola. Les élections au Sénat, qui devaient avoir lieu le 6 mars 2019, se sont déroulées le 15 mars.
Nombre de partis gagnant des sièges Nombre de partis qui ont gagné une représentation parlementaire à l’élection concernée.
34
Alternance au pouvoir après les élections Les résultats des élections ont entraîné un changement de gouvernement. Ne concerne pas les pays appliquant le système présidentiel si les élections présidentielles et parlementaires se tiennent séparément. Ne concerne pas non plus les pays en transition politique ou n’ayant pas de système de partis.
Oui
Membres élus, par sexe
Nombre d’hommes élus
450
Nombre de femmes élues
50
Pourcentage de femmes élues Le pourcentage est calculé en divisant le nombre de femmes élues par le nombre de sièges en jeu à l'élection.
10%
Note sur la répartition des sièges entre hommes et femmes
- Au moment de sa première séance, qui a eu lieu le 28 janvier 2019, l’Assemblée nationale comprenait 485 membres, dont 50 femmes. - Des élections différées ont eu lieu le 31 mars 2019 pour les 15 sièges restant à pourvoir. Aucune femme n’a alors été élue. - Au 18 avril 2019, 50 des 500 sièges de l’Assemblée nationale au grand complet étaient occupés par des femmes. - La répartition des sièges figurant ci-dessus tient compte des résultats des élections différées.
Sources
Assemblée nationale (29.01.2019, 15.03.2019) AFP Reuters BBC France 24 La Libre.be
Femmes élues au scrutin direct
50

Nouvelle législature

Nombre total d’hommes après l’élection Nombre total de parlementaires masculins dans ce parlement/cette chambre suite à l’élection ou au renouvellement, quel que soit leur mode de désignation.
450
Nombre total de femmes après l’élection Nombre total de femmes parlementaires dans ce parlement/cette chambre suite à l’élection ou au renouvellement, quel que soit leur mode de désignation.
50
Date de la première séance Date à laquelle le parlement/la chambre nouvellement élu(e) s’est réuni(e) pour la première fois. Elle peut différer de la date à laquelle les membres ont prêté serment.
28.01.2019
Premier Président du nouveau parlement
Premier Président du nouveau parlement Prénom du Président du nouveau parlement suite aux élections ou au renouvellement.
Jeannine Mabunda Lioko (Femme)
Parti politique
Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD)
Date d’élection
24.04.2019